lundi 7 juin 2021

LA GESTION ORGANIQUE D’UNE ASSOCIATION 1



LA GESTION ORGANIQUE D’UNE ASSOCIATION
SOMMAIRE

1.

INTRODUCTION

4

 1.1.

LES FONDEMENTS DE LA LOI 1901

4

2.

LES ACTEURS DE L’ASSOCIATION

5

 2.1.

LES ADHERENTS

5

 2.2.

LE BENEVOLE

5

 2.2.1.

Les caractéristiques d’un bénévole

5

 2.2.2.

Les obligations d’un bénévole

5

 2.3.

LE SALARIE

5

 2.3.1.

Les caractéristiques du salarié

5

 

2.3.2.

Les obligations de salarié

5

3.

REDACTION ET CONFORMITE DES STATUTS

5

 

3.1.

CONTENU DES STATUTS

5

 

3.2.

LA MODIFICATION DES STATUTS

6

4.

LE REGLEMENT INTERIEUR

7

 

4.1.

CONTENU DU REGLEMENT INTERIEUR

7

5.

LES ORGANES DE DIRECTION D’UNE ASSOCIATION

8

 

5.1.

L’ASSEMBLEE GENERALE

8

 

5.2.

LE CONSEIL D’ADMINISTRATION

9

 

5.3.

LE BUREAU

9

 

5.4.

LA SECTION

10

6.

CONDUIRE ET ADMINISTRER UNE ASSEMBLEE GENERALE

10

 

6.1.

LES FORMALITES PRECEDANT L’ASSEMBLEE GENERALE :

10

 

6.2.

LA TENUE DE L’ASSEMBLEE GENERALE

11

 

6.3.

LE DEROULEMENT DE L’ASSEMBLEE GENERALE

12

 

6.4.

LE PROCES VERBAL

14

 


2




7.

LES REGISTRES OBLIGATOIRES

14

 

7.1.

DROIT DU TRAVAIL

14

 

7.1.1.

Registre unique du personnel

14

 

7.1.2.

Document unique d’évaluation des risques professionnels

14

 

7.2.

COMPTABILITE

15

 

7.2.1.

Livre Journal

15

 

7.2.2.

Grand Livre

15

 

7.2.3.

Livre d’inventaire

15

 

7.2.4.

Le Plan Comptable Associatif

15

 

7.3.

JURIDIQUE

16

 

7.3.1.

Registre Spécial

16

 

7.3.2.

Registre des délibérations

17

 

7.4.

FICHIER DES ADHERENTS

18

 

7.4.1.

Informatique ou papier ?

19

 

7.4.2.

Fichiers informatisés : la déclaration s’impose

19

 

7.4.3.

Présentation du fichier

21

 

7.4.4.

La collecte des informations

22

 

8.QUESTIONS DIVERSES

23

8.1.

ADHESIONS / COTISATIONS, QUELLE DISTINCTION

23

8.2.

TOUT LE MONDE PEUT-IL ADHERER ET COMMENT ?

24

 

 

 

 

3

1.         INTRODUCTION

 

 

1.1.    LES FONDEMENTS DE LA LOI 1901

 

La Loi de 1901 définit l’association comme "la convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun, d’une façon permanente, leurs connaissances ou leur activité dans un but autre que de partager des bénéfices".

 

 

La formation d’une association est, donc, dominée par un principe de liberté. Chacun peut, librement, avec un tiers consentant, constituer une association. En outre, une grande liberté est laissée à l’association pour rédiger ses statuts.

 

Les caractéristiques principales sont :


 

l’association est une convention, un contrat de droit privé entre adhérents.


 

Le texte de référence, ce sont les statuts ;


 

pas d’obligation de déclarer l’association, mais dans ce cas, pas de capacité juridique ;


 

l’association est un groupement permanent, c’est à dire que même si les membres changent, l’association poursuit son fonctionnement (les contrats restent valides, on ne réécrit pas tous les contrats) ;


 

non lucrativité : l’objet principal de l’association n’est pas la recherche du profit ;


 

non partage des bénéfices : les gains que l’association réalise ne doivent pas permettre l’enrichissement personnel de ses membres, ni pendant la vie de l’association, ni à la dissolution ;


 

l’objet est sans limite : liberté totale de l’objet associatif, sauf porter atteinte à l’ordre public et être contraire aux bonnes mœurs ;


 

l’association déclarée obtient le statut de personne morale lors de la parution au Journal Officiel.


 

Les différents types d’associations


 

La loi de 1901 en donne trois :


 

Les associations non déclarées

 

Rien n’oblige les dirigeants d’une association à procéder aux formalités de déclaration

 

à    la préfecture. Des associations non déclarées peuvent exister. Cependant, l’association n’a pas de capacité juridique et agit sous la responsabilité personnelle de chacun de ses membres.


 

Les associations déclarées

 

C’est la structure la plus courante. Plus de un million six cent mille associations ont été déclarées en France depuis 1901. Le simple fait de déclarer une association crée une personnalité morale et permet d’acquérir une capacité juridique. Elle peut alors :

 

-         Exercer une action en justice, tant en demande qu’en défense,

-         Recevoir des cotisations, des dons, des subventions,

 

-         Acheter, posséder, administrer des biens, dès lors que ces biens servent directement l’objet social de l’association,

 

-         S’engager par contrat : convention, affiliation, contrat de travail pour le personnel, ouverture d’un compte en banque, emprunt, contrat d’assurance...


 

les associations reconnues d’utilité publique

 

L’agrément de reconnaissance d’utilité publique s’obtient après une procédure assez longue et ne concerne que quelques "grandes associations" qui doivent faire preuve de leur capacité à remplir une mission d’intérêt général. On en dénombre un peu plus de deux mille en France actuellement. Il faut qu’elles appliquent des statuts types et les conditions à remplir sont très strictes. Leur principal avantage, outre la notoriété, sont de pouvoir recevoir des legs.


 4




2.         LES ACTEURS DE L’ASSOCIATION

 

Les acteurs d’une association sont au nombre de trois :


 

Les adhérents,


 

Les bénévoles,


 

Les salariés.

 

 

2.1.    LES ADHERENTS

 

Un adhérent adhère à la vocation de l’association ainsi il paye sa cotisation chaque année. Il a un devoir moral auprès de l’association, il se doit de participer à la vie associative. Il a le droit s’il le souhaite de devenir administrateur.

 

2.2.   LE BENEVOLE

 

Le bénévole est une personne qui adhère à la vocation de l’association ainsi il s’engage librement pour mener à bien une action non salariale en direction d’autrui. Le bénévole réalise ses actions en dehors de son temps professionnel et familial. Le bénévole agit sans obligation et à titre gracieux.

 

2.2.1.        LES CARACTERISTIQUES D’UN BENEVOLE

 

Le bénévole n’est pas soumis aux sanctions car il n’a pas de hiérarchie officielle, il ne perçoit pas de salaire, ne bénéficie pas de couverture, il n’a pas d’horaire et ne bénéficie pas d’un plan de carrière.

 

2.2.2.        LES OBLIGATIONS D’UN BENEVOLE

 

Le bénévole a tout de même des obligations à respecter.

 

Le bénévole se doit de respecter les statuts de l’association ainsi que son règlement intérieur. Il doit payer sa cotisation chaque année. Le bénévole doit respecter les normes de sécurité dans son activité.


 

2.3.   LE SALARIE

 

Il exerce son activité dans les conditions générales de l’article L.311-2 du code de la Sécurité Sociale. Le salarié est soumis à un lien de subordination, il ne supporte aucune forme de risque économique, il bénéficie d’une convention sociale et perçoit un salaire en lien avec les conventions collectives.

 

2.3.1.        LES CARACTERISTIQUES DU SALARIE

 

Le salarié perçoit un salaire pour son travail rendu, il peut être sanctionné car il a une hiérarchie officielle, il bénéficie d’une couverture sociale et son employeur est son conseil d’administration.

 

2.3.2.        LES OBLIGATIONS DE SALARIE

 

Le salarié se doit d’accepter son lien de subordination avec sa hiérarchie, il a des horaires et il se doit de les respecter. Il doit exécuter consciensement son travail. Il a l’obligation de loyauté et de respect envers son employeur.

 

 

3.         REDACTION ET CONFORMITE DES STATUTS

 

 

3.1.   CONTENU DES STATUTS

 

La première fonction des statuts est d’affirmer la raison d’être de l’association. La deuxième, c’est de réguler le fonctionnement de l’association : en cas de désaccords, voire de conflits, c’est le texte de référence qui doit permettre de dépasser ces difficultés. Chaque association a un objet, un but qui leur sont propres. Et seuls des statuts propres à cette association peuvent fournir des règles adéquates de fonctionnement

5




En principe, le contenu des statuts est totalement libre, la loi 1901 n’impose que les articles suivants : titre, buts et siège social. Mais sur le fond ils doivent :

Ø rappeler l’objet de l’association,

 

Ø préciser les moyens d’action de l’association,

 

Ø indiquer les différentes catégories de ses membres,

 

Ø faire état du versement des cotisations,

 

Ø respecter la liberté d’adhésion et de retrait,

 

Ø prévoir l’élection des administrateurs par l’assemblée des membres composant le groupement.

 

 

 

Les statuts-types n’étant qu’un guide de rédaction, il est recommandé de ne pas se contenter de les reproduire, mais de les rédiger en fonction des besoins de l’association.

 

Les statuts peuvent être courts ou longs :

Ø  trop brefs, ils risquent de laisser la porte ouverte à des contestations,

 

Ø  trop précis, ils obligent à procéder à des modifications statutaires trop fréquentes.

 

Aussi, il est conseillé de n’y faire figurer que les grands traits de l’association, et de renvoyer pour le reste, à un règlement intérieur plus aisément modifiable.

 

Cf statuts commentés en annexe

 

3.2.     LA MODIFICATION DES STATUTS

 

Les statuts fixent librement les conditions dans lesquelles peuvent être prises les décisions modificatives. A défaut, cette décision est de la compétence de l’assemblée générale.

 

Les associations sont tenues de faire connaître les modifications apportées à leurs statuts.

 

La déclaration modificative incombe à ceux qui sont chargés de l’administration ou de la direction de l’association, et doit être opérée auprès de la Préfecture.


 

Doivent être déclarés :

 

Ø les modifications apportées aux statuts,

 

Ø  les nouveaux établissements fondés,

 

Ø  les changements d’adresse du siège social.

 

La déclaration est établie par écrit, sur papier libre, et signée par le Président et le Secrétaire.

 

Doivent être annexés à la déclaration :

 

Ø deux exemplaires des nouveaux statuts,

 

Ø  un extrait du procès-verbal.

 

Les associations ont trois mois pour faire connaître les modifications apportées à leurs statuts. Elles ne sont pas tenues de les insérer au Journal Officiel.

 

L’autorité administrative doit délivrer un récépissé de cette déclaration dès lors qu’elle est accompagnée des pièces requises.

 

Les modifications apportées aux statuts doivent être consignées sur un registre spécial coté et paraphé, qui doit être tenu au siège du groupement, aussi longtemps que l’association existe.

 

Sont sanctionnés d’une amende de 1.500,00 € au plus, les personnes chargées de l’administration ou de la direction de l’association, pour :

 

Ø l’absence de déclaration modificative,

 

Ø  toute déclaration modificative irrégulière ou incomplète,

 

Ø  le défaut de consignation des modifications sur le registre spécial,

 

Ø  toute consignation irrégulière ou incomplète sur le registre spécial,

 

Ø  la non-présentation de ce registre spécial aux autorités administratives

ou judiciaires en ayant fait la demande.

L’administration peut sanctionner l’absence de déclaration, ou une déclaration incomplète, par la suppression d’une subvention.


6

ASSOCIATIONS Existe-t-il la possibilité d'un report supplémentaire pour tenir son AG ?



Existe-t-il la possibilité d'un report supplémentaire pour tenir son AG ?

Le décret n°2021-255 du 9 mars 2021 en application de l’ordonnance du 02 décembre 2020 prévoit la possibilité de reporter leur assemblée générale jusqu’à 3 mois après la date légale ou réglementaire initialement prévue pour approuver les comptes annuels, jusqu'au 31 juillet 2021. Si la période de réunion de l’assemblée générale est précisée dans les statuts et que celle-ci ne peut se tenir, il convient alors que la décision de son report soit prise de façon transparente et démocratique, d'informer les membres des difficultés rencontrées et de leur demander leur avis sur ce report afin que la décision ne soit pas prise unilatéralement par le bureau ou le conseil d’administration.

Les conséquences d'un décalage très important des AG et de la validation des comptes sont principalement administratives, puisque des financeurs peuvent demander ces documents (comptes approuvés, rapport d'activité) soit pour contrôler l'utilisation des subventions, soit pour instruire de nouvelles demandes. Mais les mesures permettent de pouvoir s'adapter et la tolérance va être grande.

L'ordonnance n° 2020-321 du 25 mars 2020 prise en application de la loi n°2020-290 du 23 mars 2020 et l'ordonnance n° 2020-1497 du 2 décembre 2020 prise sur habilitation de l’article 10 de la loi précitée dans le cadre de la loi d’urgence sanitaire et des périodes de confinement, ont introduit plusieurs assouplissements pour les associations et ont apporté des modifications qui concernent notamment l'AG et les réunions de l'instance dirigeante de l'association (CA, bureau...). Les responsables associatifs peuvent en effet reporter ou modifier les modalités de tenue des réunions des instances associatives.

L’assemblée générale est un moment important de la vie démocratique d’une association, qui participe en outre à son dynamisme. Elle permet par ailleurs de valider les différents rapports relatifs à l’année écoulée (rapport moral, rapport financier, rapport d’activité), qui sont pour certains exigés par les partenaires notamment financiers. Il est donc vivement conseillé d'organiser votre Assemblée Générale (AG) malgré le contexte sanitaire que nous connaissons avec la propagation de l'épidémie de Covid 19. Même durant la crise sanitaire, les associations doivent tenir leur assemblée générale conformément à ce qui est prévu dans leurs statuts, tout en prenant en compte les dispositions spécifiques liées à la crise sanitaire.

ASSOCIATIONS Date Butoir AG 2021



Cette réponse est donnée à titre de primo-information et ne constitue en aucun cas un conseil juridique.

Article mis à jour le 19 mai 2021

Question :

Quelles nouveautés pour l'organisation de son AG ?

 

Réponse :

 

**Nouveauté** : Un  nouveau Décret n° 2021-606 du 18 mai 2021 modifie le décret du 29 octobre 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire.  Vous pouvez retrouver dans le Document de synthèse mis à jour par la DRAJES des Pays de la Loire le 19 mai Par ailleurs, le décret n°2021-255 du 9 mars 2021 continue de proroger la durée d'application de l'ordonnance n° 2020-321 du 25 mars 2020 et prolonge les règles de report ou tenue des instances associatives et notamment des assemblées générales jusqu’au 31 juillet 2021.

mercredi 2 juin 2021

Organiser son AG pendant la crise sanitaire



COVID 19 - Organiser son AG pendant la crise sanitaire

 

 1er/06/2021

Même durant la crise sanitaire, les associations doivent tenir leur assemblée générale conformément à ce qui est prévu dans leurs statuts.

L’assemblée générale est un moment important de la vie démocratique d’une association, qui participe en outre à son dynamisme. Elle permet par ailleurs de valider les différents rapports relatifs à l’année écoulée (rapport moral, rapport financier, rapport d’activité), qui sont pour certains exigés par les partenaires notamment financiers.

Cependant, la tenue des AG peut être rendue difficile au vu du contexte sanitaire.

C’est pourquoi, les ordonnances prises en application de la loi d’urgence covid-19 permettent aux responsables associatifs de reporter ou de modifier les modalités de tenue des réunions des instances associatives.

Pour en savoir plus : Site du Ministère chargé de la vie associative

 

Comment organiser son AG en période de crise sanitaire ?

Depuis le 19 mai 2021, les AG peuvent se dérouler :

 en présentiel si elle se déroule dans un ERP autorisé à accueillir du public (ex : salle des fêtes ou de réunions), en respectant une jauge réduite (35% de la capacité d’accueil jusqu’au 9 juin, 65% entre le 9 et le 30 juin), avec un public assis (1 siège sur 2 laissé libre), dans la limite de 800 personnes et en respectant le couvre-feu ;

 à distance si l’organisation en présentiel ne permettrait pas de respecter ces mesures et gestes barrières,

 via une consultation écrite (nouvelle mesure entrée en vigueur au 3 décembre 2020 jusqu’au 30 septembre 2021).

Les trois paragraphes suivants vous apportent des précisions complémentaires sur les règles et obligations à respecter selon que l’AG se déroule en présentiel, à distance ou par voie de consultation écrite+vote par correspondance.

 

Organisation des assemblées générales en présentiel

Schéma synthétisant les règles à respecter pour organiser son AG en présentiel :

(cliquez sur le document pour le télécharger en pdf)

 

Organisation AG présentiel_mai juin 2021

 

Réunir ses instances statutaires à distance durant la crise sanitaire

(cliquez sur le document pour le télécharger en pdf)

 

Covid 19 - Réunir ses instances sanitaires - Schéma

 

Organiser son AG par voie de consultation écrite et vote par correspondance :

Depuis le 3 décembre et jusqu’au 30 septembre 2021, il est possible d’avoir recours à une consultation écrite des membres complétée par un vote par correspondance, même si les statuts de l’association ne le prévoient pas. (réf : ordonnance n°2020-321 du 25 mars 2020 modifiée par le VI de l’article 8 de la loi n°2021-689 du 31 mai 2021).

Exemple de procédure :

 envoyez à tous les membres (par exemple par mail) les différents rapports (moral, d’activité, financier), accompagné si possible de commentaires de la part des dirigeants qui les auraient présentés en présentiel ;

 joignez à votre envoi un bulletin de vote que les membres vous retourneront par mail ou par voie postale / vous pouvez également utiliser un logiciel pour procéder à des votes en ligne (exemples - attention, certains sont payants : framavox (libre - permet le vote à bulletin secret), loomio (libre - permet le vote à bulletin secret), balotiloalphavoteneovotegs voteeasyquorumslib, etc.) ;

 envoyez ensuite à tous les membres un compte-rendu de la réunion avec le résultat des votes, signé par un dirigeant ;

 si des modifications liées aux dirigeants, aux statuts ou au siège social ont été votées, n’oubliez pas de les déclarer au greffe des associations.

 

Sources :

 Décret n°2020-1310 du 29 octobre 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire

 Ordonnance n° 2020-321 du 25 mars 2020 portant adaptation des règles de réunion et de délibération des assemblées et organes dirigeants des personnes morales, modifiée par ordonnance n°2020-1497 du 2 décembre 2020 et par la loi 2021-689 du 31 mai 2021

 Décret n° 2020-418 du 10 avril 2020 portant adaptation des règles de réunion et de délibération des assemblées et organes dirigeants des personnes morales et entités dépourvues de personnalité morale de droit privé en raison de l’épidémie de covid-19, modifié par le décret n°2020-1614 du 18 décembre 2020

 Ordonnance n° 2020-318 du 25 mars portant adaptation des règles relatives à l’établissement, l’arrêté, l’audit, la revue, l’approbation et la publication des comptes

Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.associations.gouv.fr

LISTE DES PIÈCES-JOINTES

 

 

mardi 1 juin 2021

Quelles nouveautés pour l'organisation de son AG ?



Cette réponse est donnée à titre de primo-information et ne constitue en aucun cas un conseil juridique.

Article mis à jour le 19 mai 2021

Question :

Quelles nouveautés pour l'organisation de son AG  ?

 

Réponse :

 

**Nouveauté** : Un  nouveau Décret n° 2021-606 du 18 mai 2021 modifie le décret du 29 octobre 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire.  Vous pouvez retrouver dans le Document de synthèse mis à jour par la DRAJES des Pays de la Loire le 19 mai Par ailleurs, le décret n°2021-255 du 9 mars 2021 continue de proroger la durée d'application de l'ordonnance n° 2020-321 du 25 mars 2020 et prolonge les règles de report ou tenue des instances associatives et notamment des assemblées générales jusqu’au 31 juillet 2021.

 

A noter que jusqu'au 31 juillet 2021, il est possible de tenir une assemblée générale (AG) : 

·         en présentiel dans un lieu privé

·         en présentiel dans un ERP ouvert dans le respect de la jauge prévue pour cet ERP (35% de la capacité à concurrence de 800 personnes maximum, configuration assise avec 1 siège inoccupé entre 2 personnes)

·         ou à distance selon les modalités suivantes (nouvelle mesure entrée en vigueur au 1er décembre 2020 jusqu’au 31 juillet 2021) si l’organisation en présentiel ne permettrait pas de respecter ces mesures et gestes barrières :

o    Avec convocation par courrier électronique même lorsque les statuts prévoient une convocation par voie postale de manière exceptionnelle.

o    En visioconférence ou en audioconférence même si les statuts ou le règlement intérieur ne le prévoient pas ou l’interdisent, dès lors que ces moyens de télécommunication permettant leur identification et garantissant leur participation effective. 

o    Par un vote par correspondance ou un vote électronique des membres même si ces modalités ne sont pas déjà prévues dans les statuts. (art. 5 et 5 ; v. ci-après). La décision de permettre le vote par correspondance incombe à l’organe compétent pour convoquer l’assemblée, à moins qu'il soit déjà prévu de droit.

o    Via la consultation écrite des membres des assemblées même lorsque ce mode de prise de décision n'était pas prévu dans les statuts (nouvelle mesure entrée en vigueur au 1er décembre 2020 jusqu’au 31 juillet 2021)

o    A "huis clos" (article 4 de l’Ordonnance)

Lire notre article sur les modalités de réunions d'AG à distance

 

Existe-t-il la possibilité d'un report supplémentaire pour tenir son AG ?

Le décret n°2021-255 du 9 mars 2021 en application de l’ordonnance du 02 décembre 2020 prévoit la possibilité de reporter leur assemblée générale jusqu’à 3 mois après la date légale ou réglementaire initialement prévue pour approuver les comptes annuels, jusqu'au 31 juillet 2021. Si la période de réunion de l’assemblée générale est précisée dans les statuts et que celle-ci ne peut se tenir, il convient alors que la décision de son report soit prise de façon transparente et démocratique, d'informer les membres des difficultés rencontrées et de leur demander leur avis sur ce report afin que la décision ne soit pas prise unilatéralement par le bureau ou le conseil d’administration.

Les conséquences d'un décalage très important des AG et de la validation des comptes sont principalement administratives, puisque des financeurs peuvent demander ces documents (comptes approuvés, rapport d'activité) soit pour contrôler l'utilisation des subventions, soit pour instruire de nouvelles demandes. Mais les mesures permettent de pouvoir s'adapter et la tolérance va être grande.

L'ordonnance n° 2020-321 du 25 mars 2020 prise en application de la loi n°2020-290 du 23 mars 2020 et l'ordonnance n° 2020-1497 du 2 décembre 2020 prise sur habilitation de l’article 10 de la loi précitée dans le cadre de la loi d’urgence sanitaire et des périodes de confinement, ont introduit plusieurs assouplissements pour les associations et ont apporté des modifications qui concernent notamment l'AG et les réunions de l'instance dirigeante de l'association (CA, bureau...). Les responsables associatifs peuvent en effet reporter ou modifier les modalités de tenue des réunions des instances associatives.

L’assemblée générale est un moment important de la vie démocratique d’une association, qui participe en outre à son dynamisme. Elle permet par ailleurs de valider les différents rapports relatifs à l’année écoulée (rapport moral, rapport financier, rapport d’activité), qui sont pour certains exigés par les partenaires notamment financiers. Il est donc vivement conseillé d'organiser votre Assemblée Générale (AG) malgré le contexte sanitaire que nous connaissons avec la propagation de l'épidémie de Covid 19. Même durant la crise sanitaire, les associations doivent tenir leur assemblée générale conformément à ce qui est prévu dans leurs statuts, tout en prenant en compte les dispositions spécifiques liées à la crise sanitaire.

 

Télécharger la FAQ "Tenir son AG ou son CA dans le contexte de la crise sanitaire" éditée par le Ministère de l'économie, des finances et de la relance mise à jour au 15 mars 2021.

 

 

 

 Sources :

·         Document de synthèse mis à jour par la DRAJES des Pays de la Loire le 19 mai

·         Décret n° 2021-606 du 18 mai 2021

·         décret n°2021-255 du 9 mars 2021

·         décret n° 2020-1614 du 18 décembre 2020

·         Ordonnance n° 2020-1497, 2 déc. 2020, JO 3 déc.

·         Ordonnance n° 2020-1497, 2 déc. 2020, rapport au président de la République, JO 3 déc.

·         DRDJSCS des pays de la Loire - Décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020

·         Webinaire du 9 juin sur la tenue des instances de gouvernance à distance

 

AG ASSOCIATION 2021



 

Que se passe-t-il si l’assemblée générale de mon association n’a pas pu se réunir avant le 30 juin 2020 ?



Que se passe-t-il si l’assemblée générale de mon association n’a pas pu se réunir avant le 30 juin 2020 ?

Pour les associations ayant une activité économique et l’obligation, à ce titre, d’établir des comptes annuels et de les soumettre, avec le rapport de gestion, à l’approbation de l’assemblée générale au plus tard dans les six mois de la clôture de l’exercice, ce délai de six mois ne peut être prolongé, en principe, qu’à la demande du représentant légal de l’association, par ordonnance du président tribunal judiciaire statuant sur requête (11).

Un assouplissement, par mesures gouvernementales, a été prévu s’agissant de l’approbation des comptes de l’exercice 2019 compte tenu de la situation exceptionnelle que nous rencontrons.

La Loi n° 2020-290 du 23 mars 2020 d’urgence pour faire face à l’épidémie de covid-19 a prévu dans son article 11 la possibilité pour le gouvernement de prendre par ordonnance des mesures.

Ainsi, l’Ordonnance n° 2020-321 du 25 mars 2020  (*) rend régulière la tenue des conseils d’administration et assemblées générale dans des conditions exceptionnelles, sous réserve de respecter les règles prévues par les statuts et le cas échéant celles fixées par ladite ordonnance.